Deuxième puissance d'Amérique du Sud, l'Argentine traverse une crise économique profonde et récurrente depuis plusieurs décennies. L'élection de Javier Milei en novembre 2023 a marqué une rupture politique majeure, avec un programme libertarien radical de dérégulation, de réduction drastique des dépenses publiques et de dollarisation potentielle.
Sur le plan diplomatique, Milei a opéré un alignement spectaculaire avec les États-Unis trumpiens et avec Israël, tout en prenant ses distances avec les BRICS — l'adhésion prévue ayant été refusée en décembre 2023 — et avec les principaux partenaires régionaux de gauche.
La politique extérieure argentine sous Milei privilégie un atlantisme assumé, des relations bilatérales fortes avec Washington, Jérusalem et Rome, et une réticence affichée envers les organisations multilatérales perçues comme trop interventionnistes.
L'accord Mercosur-UE, signé fin 2024, et la perspective d'un accord commercial bilatéral avec les États-Unis structurent les ambitions économiques externes.
L'instabilité macroéconomique chronique — inflation, dette extérieure, défauts récurrents — demeure le défi central. Le programme de stabilisation, douloureux socialement, n'a pas encore produit ses effets escomptés sur la croissance.
Le contentieux des Malouines avec le Royaume-Uni reste latent, et les relations avec le Brésil de Lula sont distantes en raison des divergences idéologiques.