La Suisse, longtemps emblème de la neutralité armée et de la diplomatie discrète, voit son modèle remis en question depuis 2022 par l'alignement sur les sanctions européennes contre la Russie.
Genève demeure une capitale diplomatique majeure (ONU, OMC, CICR), et la Suisse continue d'accueillir des médiations cruciales (sommet sur l'Ukraine en juin 2024).
Le pays mise sur son système financier (gestion d'actifs mondiale), son industrie pharmaceutique (Novartis, Roche), horlogère, agroalimentaire (Nestlé) et son écosystème d'innovation.
Les relations avec l'UE, principal partenaire commercial, restent à reconstruire après l'abandon de l'accord-cadre en 2021 : un nouveau paquet d'accords bilatéraux est en discussion.
La neutralité fait débat à l'intérieur même du pays. L'image de la place financière a été ternie par l'effondrement de Credit Suisse en mars 2023 (sauvetage par UBS).
L'inadéquation entre neutralité et adoption des sanctions UE crée une ambiguïté qui fragilise la posture historique, notamment vis-à-vis des médiations internationales.