Deuxième économie d'Amérique latine, frontière de plus de trois mille kilomètres avec les États-Unis, le Mexique occupe une position géoéconomique unique au sein de l'USMCA. Le pays a bénéficié depuis 2018 d'un mouvement de nearshoring qui a fait de lui un partenaire industriel de premier plan pour les chaînes nord-américaines.
Claudia Sheinbaum, élue présidente en juin 2024 et entrée en fonction le premier octobre, succède à Andrés Manuel López Obrador dans la continuité idéologique du Mouvement de régénération nationale, tout en imprimant un style plus technocratique.
La gestion de la relation avec Washington constitue le défi central. Les tarifs douaniers imposés par l'administration Trump en 2025, les pressions sur la coopération migratoire et antidrogue, et la renégociation possible de l'USMCA en 2026 redessinent l'agenda bilatéral.
Mexico investit également dans son rôle au sein des organisations latino-américaines et entretient une diplomatie active envers l'Europe et l'Asie pour diversifier ses partenariats économiques.
La violence liée au crime organisé reste massive et constitue une fragilité de souveraineté que les autorités peinent à endiguer. Les défis sécuritaires ont des implications directes sur les relations bilatérales avec Washington.
L'extrême dépendance économique envers les États-Unis — qui absorbent près de quatre-vingts pour cent des exportations — rend le pays vulnérable à toute reconfiguration du marché nord-américain.