État-parti dirigé par le Parti communiste vietnamien, le Vietnam a su transformer son économie depuis le Doi Moi de 1986 en l'une des plus dynamiques de l'Asie du Sud-Est. Le pays revendique une diplomatie du bambou — souple mais enracinée — qui consiste à entretenir des partenariats stratégiques globaux avec à la fois les États-Unis, la Chine, la Russie, l'Inde et le Japon.
Hanoï a élevé sa relation avec Washington au rang de partenariat stratégique global en septembre 2023, sans rompre avec la fraternité idéologique et économique avec Pékin.
Le contentieux maritime en mer de Chine méridionale, où le Vietnam revendique une partie des Spratleys et des Paracels, demeure le principal point de friction avec la Chine, mais reste géré par des canaux diplomatiques.
Le Vietnam tire un bénéfice direct du découplage sino-américain : de nombreuses chaînes d'assemblage manufacturier ont migré du Sud chinois vers le Nord vietnamien depuis 2018.
Le vieillissement démographique, plus rapide qu'anticipé, et la faible productivité interne limitent le potentiel de rattrapage. La transition vers les industries à plus forte valeur ajoutée reste un défi.
Le système politique mono-partisan limite la transparence et complique les relations avec les démocraties occidentales sur les questions de droits humains.