Membre des Five Eyes, partenaire historique de Londres et de Washington, l'Australie a opéré depuis 2017 un durcissement notable de sa politique envers la Chine. La conclusion de l'AUKUS en septembre 2021 — avec son volet sous-marins nucléaires — a confirmé l'ancrage stratégique du pays dans le bloc anglo-saxon.
Canberra revendique un rôle structurant dans l'Indo-Pacifique, à travers le Quad, des partenariats stratégiques avec le Japon, l'Inde et la Corée du Sud, et un effort renouvelé envers les États insulaires du Pacifique pour contrer l'influence chinoise.
Le gouvernement travailliste d'Anthony Albanese, en fonction depuis mai 2022, a stabilisé la relation avec Pékin sans rien céder sur le fond. La diplomatie de défense et la coopération technologique restent prioritaires.
L'Australie joue également un rôle actif dans les enceintes climatiques, malgré le poids structurel du charbon dans son économie et ses exportations.
La dépendance économique envers la Chine — premier marché pour le minerai de fer, le charbon et l'éducation — pose une équation stratégique persistante entre intérêts commerciaux et alignement sécuritaire.
Les conséquences climatiques sur le continent — feux de brousse, sécheresses, blanchiment du récif corallien — constituent un défi national de long terme.