Treizième économie mondiale et puissance technologique de premier plan, la Corée du Sud est devenue un acteur global de la culture, de l'électronique et désormais de l'armement. La rivalité avec la Corée du Nord et la proximité de la Chine ont structuré une posture stratégique fondée sur l'alliance américaine et sur une dissuasion conventionnelle massive.
Le président Yoon Suk-yeol, élu en 2022, a opéré un rapprochement spectaculaire avec le Japon — sommets bilatéraux réguliers, déclaration de Camp David en août 2023 avec les États-Unis — qui marque une rupture historique.
Séoul s'impose comme un fournisseur d'armement majeur, notamment auprès de la Pologne, de l'Australie et de plusieurs pays du Golfe. La diplomatie technologique — semi-conducteurs, batteries, nucléaire civil — complète cette projection industrielle.
Sur le plan culturel, la Hallyu — vague coréenne — reste un soft power redoutablement efficace, soutenu activement par les pouvoirs publics.
La menace nord-coréenne, désormais nucléaire, demeure structurante. Pyongyang a multiplié les essais balistiques et renforcé sa coopération militaire avec la Russie depuis 2023.
La dépendance économique à la Chine — premier partenaire commercial — limite la marge de manœuvre stratégique. La crise démographique, avec un taux de fécondité parmi les plus bas du monde, pose la question de la soutenabilité du modèle à long terme.