Le Qatar s'est imposé comme un médiateur diplomatique mondial incontournable : négociations entre les États-Unis et les Talibans, entre Israël et le Hamas, dans les crises du Soudan et du Tchad, dans le rapatriement des enfants ukrainiens.
Doha mène une diplomatie de niche très active, soutenue par une richesse gazière colossale et un soft power puissant (Al Jazeera, Coupe du Monde 2022, investissements internationaux).
Le pays mise sur l'expansion massive de sa production gazière (projet North Field East et South), visant à porter les capacités de GNL de 77 à 142 Mt/an d'ici 2030.
La diplomatie qatarie cultive simultanément ses liens avec les États-Unis (base militaire d'Al-Udeid), l'Iran (partage du champ gazier), le Hamas (bureau politique) et la Turquie.
L'économie reste extrêmement dépendante du gaz et son modèle social repose sur une main-d'œuvre étrangère majoritaire (88% de la population), source de critiques récurrentes.
Les tensions régionales avec l'Iran (champ gazier partagé), Israël et l'Arabie saoudite (mémoire du blocus 2017-2021) imposent une diplomatie d'équilibre permanente.